Le blocal

Blog de Pierre Cattan

Beauf béat 10, août, 2006

Filed under: carnet du vietnam,Uncategorized — Pierre Cattan @ 1:19

Ile de Phu Quoc, le 10 août, 7 h 30 heure locale. Je profite d ‘une pluie passagère et matinale pour graver dans le web les images qui nourrissent notre quotidien sur cette île.
Nous sommes donc au beau milieu du Golfe de Siam, plus proches en realité du Cambodge que du Vietnam. Encore très vierge, meme si elle attire les appetits des promoteurs immobiliers et des tours operateurs, Phu Quoc se parcourt en motorbike (petites 125 tres chouettes) à travers un maillage de pistes en terre battue rouge qui vous menent de la côte à cocotiers aux montagnes de jungle.
C ‘est un lieu idéal pour notre tournage, et Zazon commence à être tres connue sur cette petite île de pecheurs. Je ne peux pas en dire plus, mais il y a du spectacle par ici.
Denis veille sur nous. Ce restaurateur francais nous loue motorbike et Jeep pour le tournage et nous propose midi et soir dans son restaurant « chez carole », le meilleur de l’ïle, des poissons mirobolants, dont l invraissamblable Saba, un poisson japonais preparé en 45 minutes et dont la chair est juste renversante.
Denis est marié a Tan, une vietnamienne. Il vous fait aimer la France, cet expatrié aventurier de l ‘Asie qui a un business dans chaque port d ‘Orient. Avec son look et sa tchatche, on croirait qu il est directement sorti d un scénario d Audiard.
Extraits : « Tu vas a Bangkok, et sur 1000 nanas, t ‘as 950 grumaux. Ben tu peux être sur que des tas d ‘europeens, la cinquantaine bedonnants, tombent amoureux des grumaux au bout de trois jours. Tu payes pour un service, c’est normal que la nana soit gentille. Ils tombent amoureux de leur service quoi »; ou encore : « L`australien, il est gentil, mais c`est un billet de 100 dollars ambulant, ils l`ont bien pris en main, ils lui ont mis la tête dans le sac, ils l`epongent et dans six mois y aura plus personne. »
Il sautille et tourne sur un pied quand vous lui faites un compliment sur sa nourriture, vante sa chef, « ex numero deux des cuisines de l`ambassade de France à Hanoi », et arbore un petit sourire Obelixien qui souligne malicieusement sa moustache gauloise. Du coup, en bon papier buvard du genre humain, je me surprends à réveiller le beauf qui sommeil en moi, car un beauf béat sommeil en chacun de nous. Et Zazon me cueille au tournant, mi-figée mi-ravie, et répète mes phrases de beauf en boucle en éclatant de rire sur la moto. La dernière en date remonte à pas plus tard qu`hier soir ou j`ai déclaré « on est mieux que dans un village vacances, tu trouves pas? ». Je me demande si je ne vais pas d ailleurs me laisser pousser la moustache et laisser a plus tard ma vie parisienne

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3 Responses to “Beauf béat”

  1. Ardalia Says:

    Ah non, pardon, le vrai beauf dirait « Ouis ben au camping de Bezier, ya des animations au moins!
    Zaza, file une bièr’!  »
    Pour mémoire, Zaza est un temps, le béguin d’Obélix dans le Cadeau de César. Kultur Kulturrrr!
    ;o)

  2. Tippie Says:

    Tu te sens peut-etre beauf, mais ton article en revanche, est bien beau.

  3. phil Says:

    Je comprend pas : ben vooouui c’est beaucoup mieux que dans un VVF ! Vraiment je comprend pas. (elle aime pas la bière Zazon ?)


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